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Les grands défis de la Fédération

Chose promise, chose due. Aussitôt installé au mois de mai 2008, le Bureau Fédéral s’est mis illico presto à l’œuvre. Il mit les bouchées doubles, dans une course infernale contre la montre afin de rattraper le temps perdu . Il doit réparer le préjudice porté au cyclisme par une gestion anarchique qui a sévi depuis belle lurette. La léthargie a perduré jusqu’à ce que le couperet de l’article 22 tombe fatalement sur la nuque des belligérants. Mais le provisoire va s’éterniser avant que le département de tutelle n’intervienne pour réinstaurer la légalité. Les chances de maître Belmahi pour prendre le gouvernail de la Fédération étaient réelles du moment que l’homme répondait pleinement aux critères requis. En effet, outre ses qualités humaines, cet avocat de profession traîne derrière lui une longue expérience en matière de gestion de la chose sportive. Il est connu, et reconnu, également dans les milieux politiques et associatifs. Il est le profil indiqué, ou l’homme de la situation pour paraphraser un ex champion. La famille du cyclisme ne s’y est pas trompée d’ailleurs. Maître Belmahi sera plébiscité, le plus démocratiquement du monde lors de l’Assemblée générale. Bien sûr, il y a eu des brebis galeuses dans les parages, mais leur gueulement désespéré s’est dissipé vite dans les couloirs. 
Aussitôt investi, le nouveau Bureau fédéral a retroussé les manches. Le mot d’ordre : honorer les engagements pris devant l’Assemblée élective. Après avoir formé son commando, le BF a identifiés les chantiers prioritaires, les a étudiés minutieusement avant de se lancer dans le lancement de certains d’entre eux. A retenir la témérité que représentait l’organisation du Tour du Maroc 2008, annulé dans un premier temps,  dans la mesure où la conjoncture ne s’y prêtait pas. Mieux encore, le parcours choisi  traversait une région jusque-là, marginalisée : l’Oriental. Désenclaver (sportivement parlant) des régions périphériques, n’était pas un simple leitmotiv à des desseins électoraux.  Or, ce n’était pas tout de tout de repos. L’équipe fédérale s’est heurtée à certaines difficultés sur le plan de l’organisation. Mais cela n’a entamé ni le moral ni la volonté des dirigeants qui n’ont pas occulté leur satisfecit après le baiser de rideau de cette 21ème édition, estimant que l’essentiel a été réalisé. Au mois de novembre dernier, le BF a tenu une réunion pour faire le bilan de l’édition 2008. Il fit son mea culpa, sans complexe aucun. Une première dans les annales de la Fédération qui souhaite que les clubs s’imprègne de cet esprit d’auto critique. La leçon est retenue pour l’édition 2009 qui s’annonce, dors et déjà, sous de bonne auspice surtout après l’obtention du Haut Patronage de Sa Majesté le Roi. Une caution de confiance et un puissant stimulus.
L’objectif inavoué par le BF est de hisser cet événement au rang des joutes les plus prisés par les champions cyclistes dans le monde. Notre pays n’en sortira que gagnant, s’est réjoui un membre fédéral. L’objectif est de faire dorénavant du Tour du Maroc une étape incontournable dans le programme de l’Union Internationale Cycliste (UCI). A la Fédération, on est conscient que la gageure n’est cependant pas tributaire du seul know how en matière d’organisation mais dépend également de la propension à faire bonne figure sur le plan des résultats. Il faudrait nécessairement mettre un terme à la figuration et aborder les prochains Tours avec la nette intention de monter sur le podium, comme au bon vieux temps. Mais cela requiert des compétences, des moyens financiers et une logistique conséquents. Condition sine qua non pour se permettre une préparation adéquate de nos cyclistes. Cet objectif ne pourrait s’inscrire donc que dans le moyen et long terme. D’où la nécessité impérieuse de l’adoption d’un programme de mise à niveau. Me Belmahi nous apprend que le sujet est à l’ordre du jour à la Fédération et qu’une ébauche a été faite. Ils nous mit dans la confidence concernant quelques chiffres comme le quintuplement projeté du nombre de licences à l’horizon 2012 où il devrait atteindre 5000 contre 1000 actuellement.
L’ambition se heurte cependant à une dure réalité : l’indigence financière de la Fédération e des clubs face à une discipline sportive budgétivore en ce qui concerne l’équipement. L’équipe fédérale ne semble pas manquer d’idées. Elle compte démarcher le monde des affaires dans le but de l’impliquer dans ce projet sportif mais foncièrement lucratif. On compte également mettre à contribution les institutions publiques, à l’image de la Préfecture de Ain Sebâa qui a ouvert une école de cyclisme dédiée aux enfants de la circonscription. Disposer des moyens est un vœu pieux mais la bonne gouvernance demeure un impératif pour une gestion optimale et efficiente.
Bref, le président Belmahi et son équipe se disent décidés à redonner à la petite reine, l’éclat de jadis. Y parviendront-ils ? Le temps nous le dira.