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Lahcen Boutayeb, l'ambassadeur marocain de l'UCI

Lahcen Boutayeb, puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'a jamais ménagé aucun effort pour une participation prépondérante au développement d'un sport pour lequel il vouait une véritable passion, le cyclisme.

 Il a fallu un congrès, une invitation et un déplacement à la Confédération helvétique pour apporter la notoriété à un homme qui a pratiquement passé la plus grande partie de sa vie au service du cyclisme marocain, arabe et africain !
Depuis l'aube de l'Indépendance, Haj Lahcen Boutayeb, puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'a jamais ménagé aucun effort pour une participation prépondérante au développement d'un sport pour lequel, il vouait une véritable passion, le Cyclisme. Il avait, pour sa part et sa manière, participé à la promotion, voire à la création de sections qui dépendaient carrément de sa fonction.

Important agent de la sécurité, il avait vu naître les sections de l'AS Police comme le volley-ball, le judo et bien entendu, le cyclisme. Sa participation à l'organisation de tous les Tours du Maroc depuis l'Indépendance est incommensurable. Il prit, déjà, part à l'organisation du Tour d'Oulmès en… 1954. Son «mariage» avec le vélo date du recouvrement du Royaume du Maroc de son Indépendance. Les dieux du vélo mettront sur son chemin un groupe d'hommes tout aussi passionnés de cette discipline. Ils sont tous des policiers ! Tous ? Non, il y avait quand même des fonctionnaires de la douane (feu Abdelkader Kotbi, Thami Bekbachi). Les autres sont également des artisans du développement de la «petite reine» comme les Amri, Jamil, Naciri, Belmrah, Bahloul Jr, Abdellatif Chraïbi…, des hommes qui ont façonné l'histoire du cyclisme national. Ils ont même porté ce sport dans les instances régionales, arabes, africaines et internationales.

C'était des hommes de gros calibre. Chacun pouvait à lui seul réaliser l'organisation d'un circuit fermé, une course sur route ou encore le Tour du Maroc. Mais dans ce sérail, Haj Boutayeb occupait une place privilégiée. La rencontre de ces hommes allait changer le cours de la vie du président de l'USC- Sidi Ali. A telle enseigne que le président de la firme Oulmès- Sidi Ali, Bensalah devient son protecteur, relayé dans sa mission par sa fille présidente également, Meryem Bensalah Chakroune. Par tous les temps, Haj Boutayeb était présent aux courses, aux réunions hebdomadaires de la FRMC ou encore celles des différentes commissions provisoires qui se sont relayées pour prêter main forte au vélo national ; ses interventions pertinentes, ses conseils, son flegme étaient toujours donnés en exemple. En dépit des lourdes responsabilités professionnelles auxquelles il devait faire face, l'homme ne s'est jamais départi ni, de son calme, ni de sa courtoisie.

Même dans les situations les plus inextricables. Depuis l'avènement des responsables marocains à la tête de différentes fédérations nationales, Haj Boutayeb est l'un des rarissimes dirigeants à n'avoir jamais été désigné du doigt.La fidélité qu'il a démontrée dans le milieu professionnel où il ne compte que des amis est similaire à celle manifestée pour couver jalousement le cyclisme. De son temps, les champions marocains, tout âge et toute catégories confondues, ont montré à leurs adversaires des quatre coins du monde qu'ils étaient les meilleurs. Les Mohamed El Gourche, Abdallah Kaddour, Mustapha Nejjari, Mustapha Afandi, Ahmed Latrache, Jamal Zemmar, (feu) Jamhari, Zouhaïri, Aït Oufkir, Khouya Ali, Dahar, Ghiate…. et d'autres coureurs d'autres générations (même ceux qui ne sont pas de son club) le tiennent en très haute estime, pour les services qu'il leur a rendus et qu'ils rend encore.

Très souvent pour sortir des coureurs de différentes impasses, il n'hésitait pas à user des avantages que lui procurait sa fonction ou tirait carrément de sa propre bourse ou encore cassait sa tirelire pour leur venir en aide. Pour ces services rendus à l'une des plus dures mais plus belles disciplines sportives, à l'intérieur comme à l'extérieur du Royaume, la Fédération Internationale du cyclisme a honoré Haj Boutayeb et Abdellatif Chraïbi en les nommant, aux côtés d'un responsable australien, comme ses ambassadeurs attitrés.

Pour cette nouvelle marque de confiance en notre sport via des hommes comme Haj Lahcen Boutayeb, nous lançons un appel aux responsables du sport national d'accorder davantage d'intérêts à des hommes qui ont fait de la promotion du sport marocain leur raison de vivre.
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Témoignage
Ali Ben Kacem (ex-préfet de Casablanca) «J'ai toujours apprécié la volonté et le dévouement de Haj Boutayeb pour promouvoir le vélo. Depuis mon arrivée à Casablanca en 1958, Haj Boutayeb s'occupe du vélo en compagnie de Amri, Naciri et Belmrah. Il donnait de son temps, de son énergie voire de sa bourse, en dépit de ses responsabilités professionnelles. Je suis bien placé pour apporter mon témoignage pour la simple raison que nous appartenons tous au même corps, celui de la Sûreté nationale.